La non-dualité après l’éveil à la non-dualité

Bien que nous soyons déjà, dans le fond et dans la forme, l’expression pure de la conscience (Être, Dieu, Soi, Nature de Bouddha, Tao, etc.), et qu’il n’y rien à faire de plus ou de moins pour l’être et l’exprimer, nous ne pouvons pas faire en sorte de ne plus le devenir. La fin de la quête de l’éveil n’est pas la fin de l’évolution pour autant (individuelle, collective et universelle). En effet nous cessons de courir après l’accomplissement personnelle, « l’éveil » ou la « nouvelle terre », ou de l’exiger. Nous ne sommes plus celui qui veut devenir ceci ou cela, en revanche, nous incarnons toujours le devenant de la conscience. Nous sommes simplement et naturellement placés à l’endroit et dans la fonction qui est la nôtre (optimale pour le système global), par une intelligence qui nous dépasse largement, et ceci au travers du temps, des années et des expériences de vie. Nous devenons consciemment et mystérieusement cette cellule symbiotique en phase avec le Tout. Nous le sommes déjà, et l’avons toujours été, mais étrangement et simultanément, nous le manifestons de plus en plus… ! Comme si la conscience, bien qu’infinie, ne pouvait cesser de croître et de se renouveller sans cesse. Nous ne pouvons pas nous fixer sur un état, une compréhension ou un niveau de conscience ou d’équilibre, sous peine de sentir et de voir se tarir la source de joie, d’amour, de créativité et de Vie en nous (et autour de nous). De même, notre part d’ombre à sa place, sa légitimité et sa fonction au sein du Tout. Elle est elle aussi évolutive, et nous n’avons qu’un pouvoir limité à son propos. Dans un oui grandissant vis-à-vis de ce qui est, la souffrance, la maladie et la mort ne sont plus des ennemis, mais des compagnons, voire des enseignants. Parallèlement, nous continuons quand même de faire ce que nous pouvons pour réduire les souffrances de l’humanité et de tout les êtres…